Sur ma planète qui n'atterrit pasde son
Sur ma planète qui n'atterrit pas
de son emballement religio-climatique
Bagdad sous ses bombes
Athènes sous ses hooligans
les actes succèdent aux promesses
l'hypocrisie répond à la barbarie
Naples sous ses ordures
Dakar sous ses clandestins
ici le pays a pris son virage
les cafards serrent les fesses
et les p.v pleuvent dans les frimas
l'état monstre à Paname
gonfle les triceps
d'une tyrannie molle aux forceps
le loup blanc traqué triste constat
du temps passé du temps présent
le loup blanc s'amuse
sur des toiles improbables
et le temps file le temps passe
et toutes les bêtises lassent
le talent s'affine se creuse se défait et se glace
dans les sables mouvants de la nostalgie
nostalgia amoureusement léchée
comme les cicatrices des grandioses batailles
les utopies inachevées
les instants de grâce
au firmament de l'harmonie
les djembés sur la plage
feu dansant sur ton visage
surtout pas Cannes sous ses flashs
le loup blanc s'évade dans les vapeurs
des cactus et des sauges
en sens contraire de la rotation terrestre
les cartes ne sont pas les pays
le champ du réel peu à peu disparaît
dans la langue de bois et la langue de pioute
opérer des ruptures
et lâcher toutes ses illusions
dans le dédales écoeurants
des courbettes et des croche-pieds
des cours d'auto-persuasion
des répétitions déroutantes
des mises en scène innovantes
avec comme un cancer mental
sale sensation que je n'atteindrais
jamais ma vitesse de libération
dans la foule pseudo-virtuelle
de ces objets à mouvements rapides
ce n'est plus quinze minutes de gloire
mais bien huit centièmes de seconde
le Grand groove télépathique
Omniscient
fout le camp
y a comme un blanc
un sourd bruit blanc
sur les neiges d'antan
il en faut de l'énergie
pour rester un enfant
il en faut de l'énergie
pour paraître un géant
des images des images
des rires des joies
des combats
des poings serrés
des nuits fauves
et rien qu'une larme
de potion mystique
pour forcer le destin